Future starts now ! P.1 Culture = construction virtuelle de soi

Société matérialiste cherche matière à collectionner = se montrer.


Première Partie [Resume] : L’explication de l’entrée des RSN dans notre quotidien actif. L’envie de dépasser le web 2.0 pour une utilisation plus interactive de ces plateformes dans un cadre culturel. La Plateforme d’échanges intellectuels et la sauvegarde du patrimoine via le système de crowdfunding.

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L’ouverture des réseaux sociaux associés au blog m’a donné envie d’aborder cette question de la collection via nos outils numériques.
Sur Pinterest, sur Instagram, sur Facebook et j’en passe, que collectionne-t-on ? Et qu’est-ce que cela apporte ? Des, images, des followers, des likes, de l’amour virtuel.


Et sur un blog ?

Le plaisir lié à l’écriture, le besoin d’être lu, vu, regardé. Donner son avis sur tout, tout le temps, devient une constante de notre quotidien. Cela devient même un marché, les bloggers prennent une place si importante dans notre vie, que leur blog devient leur gagne-pain. Mais d’où vient ce besoin de s’exprimer constamment ? De chercher l’approbation ou l’avis d’autrui à travers les blogs ? Le web 2.0 et sa technologie du « soi » entrainent une logique de narration de « soi », le musée pouvant constituer un apport dans la construction du « soi » virtuel sur les réseaux sociaux numériques (RSN). Le système de géolocalisation, présent avec le texte, la photo et la vidéo, permet notamment d’assurer un suivi instantané de l’histoire. Le musée peut aussi représenter un vecteur de valorisation, montrant une personnalité cultivée, intéressante. L’utilisation des RSN vise souvent à appuyer un sentiment de supériorité, en comparaison à l’autre. Le musée participe de cette construction sociale, narrative et virtuelle de « soi », de façon incontrôlable (action personnelle du visiteur) et attachée à l’idée commune véhiculée sur l’ensemble des musées. La culture comme bien devient la culture comme lien par l’intégration du musée dans la logique de la narration personnelle du web 2.0. Mais au-delà du journal personnel, le RSN outil hybride soutient à la fois le partage des connaissances, la diffusion de la recherche et la co-construction de nouveaux savoirs, révélant la potentialité de l’intelligence collective.

A lire : http://www.club-innovation-culture.fr/cahier-des-tendances-2015/
A lire : http://www.club-innovation-culture.fr/cahier-des-tendances-2015/

En 2010, l’ouverture du réseau à la 4G va profondément changer notre rapport à l’outil téléphonique (1), nous poussant un peu plus vers une connexion constante et continue à internet. L’usage de cette technologie est possible en France, grâce à la mise au point d’un nouveau smartphone par Samsung. Le smartphone va devenir un objet du quotidien, développant des caractéristiques qui le rendent utile en chaque occasion : privée ou professionnelle. Le téléphone mobile classique est alors perçu comme limité dans un contexte où internet ouvre toutes les portes. L’acquisition d’un smartphone, notamment d’un iPhone en France, devient une nécessité provoquée par les actions de marketing de la société de consommation. Ce culte voué au smartphone entraine une nouvelle perception du temps. L’instant « t » n’existe plus qu’au pluriel, cet accès illimité à différentes sources induit une soif de connexion. Les applications et autres possibilités offertes par l’usage du smartphone impliquent un redécoupage du temps, nous permettant de vivre plusieurs expériences à la fois. En cela, le smartphone répond à la condition humaine, minimisant l’impression de fuite du temps. Inversement, de façon perverse, cet ancrage dans une temporalité multiple accélère le rythme de vie, nous donnant l’impression d’accomplir plus de choses tout en nous faisant perdre le temps réel en nous préoccupant du virtuel.

Les nouvelles technologies sont le moyen de confondre éducation et culture, le « faire connaître » et le « faire aimer » évoqués par Malraux, dans une pratique à la fois encadrée et autonome. Cependant la relation entre l’homme et la machine fait l’objet de recherches afin de dépasser les limites interactives du web 2.0, dans le but de créer un espace de convivialité. L’utilisation des RSN manque d’interactivité, répondant plutôt à une logique de diffusion d’information qu’à une logique de réciprocité et d’échanges. Ce constat montre que depuis 20 ans, le musée n’a cessé de faire évoluer sa présence en ligne, d’abord présentielle, dans une logique d’occupation du terrain, elle tend à l’interactivité aujourd’hui.

A lire : http://www.club-innovation-culture.fr/lapplication-arart-donne-une-vie-tres-augmentee-aux-oeuvres-dart/?hash=23e3057c-0008-4b28-bb6b-2c8cb7fccb37&utm_medium=social&utm_source=facebookpage
A lire : http://www.club-innovation-culture.fr/lapplication-arart-donne-une-vie-tres-augmentee-aux-oeuvres-dart/?hash=23e3057c-0008-4b28-bb6b-2c8cb7fccb37&utm_medium=social&utm_source=facebookpage

Plateforme d’échange intellectuel

La Communauté du Louvre voit le jour en 2010, on observe la mise en place d’une logique hybride nouvelle. La plateforme, fermée en octobre 2011, postule qu’elle est porteuse d’un lien entre le musée et le public et entre les publics eux-mêmes, en ouvrant sur une vision plus large de l’art que les collections du Louvre seules. Elle fait l’objet d’un test sur la compatibilité d’une logique pyramidale descendante (Top Down) et d’une réelle implication du visiteur par la participation (Bottom Up). Ainsi, la présence d’une structure et d’un contenu apportés par des experts est enrichie par un sens et une signification dont les usagers sont responsables. Par quels moyens ? La base de la plateforme est constituée de notices : reproductions d’œuvres, cartels, textes de médiation et bibliographies. D’après ces notices, les usagers peuvent interagir comme sur un RSN classique par la publication de photo, de vidéo, la rédaction d’articles illustrés, la réalisation de galeries d’art virtuelles, mais aussi en créant des groupes de réflexion et en complétant les notices professionnelles d’annotations.


Outil de sauvegarde du Patrimoine : crowdfunding !

L’utilisation du crowdfunding est très répandue, de l’initiative pour le super cadeau de Papa à l’enregistrement d’un album, internet permet de réunir des fonds sous n’importe quel motif. Dans une vision encore très matérialiste et égocentrique, le « se raconter via l’activité sur les RSN » vient à la rescousse de la culture. Pourquoi pas dans un but collectif, à échelle nationale, afin de sauver ce qui construit notre culture !

Jacques Saly, L’Amour essayant une de ses flèches, 1753, marbre, © Mathieu Ferrier, Agence Photo F, © musée du Louvre tous droits réservés.
Jacques Saly, L’Amour essayant une de ses flèches, 1753, marbre, ©Mathieu Ferrier, Agence Photo F, ©musée du Louvre tous droits réservés.

« Tous mécènes ! pour L’Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly » est la nouvelle et sixième campagne d’acquisition du Musée du Louvre. Celle-ci fait appel aux utilisateurs des RSN Twitter et Instagram, pour se photographier avec la sculpture, donnant ainsi une visibilité certaine à cette recherche de mécénat. Chacun peut être donateur, un minimum requis de 20€ pour enrichir le patrimoine français. Je ne peux pas résister à un #selfiesaly un peu truandé [Oh! Si peu ! Retrouvez-moi sur Instagram @blogdemediatrice].

La voûte de Saint-Germain-des-Près, ©culturebox/capture d'écran
La voûte de Saint-Germain-des-Près, ©culturebox/capture d’écran

L’église de Saint-Germain-des-Près use elle aussi de ce principe de rassemblement de fonds, mais sous un jour assez original & amusant. Pour 100€, payez-vous le luxe d’acheter une étoile, peinte par Hippolyte Flandrin. Elève de Jean-Auguste-Dominique Ingres, il sera surnommé « le nouveau Fra Angelico » dû à son talent de portraitiste et de peintre religieux. On parle surtout de sa douceur, empreinte de son amour de al Renaissance et de Raphaël. En 1932, son art est salué par le Prix de Rome. Hippolyte Flandrin, Jeune homme nu assis au bord de la mer étude, huile sur toile, 1836, Paris, musée du Louvre, ©RMN/Daniel ArnaudetSon oeuvre la plus célèbre est réalisée 4 ans plus tard : Jeune homme nu assis au bord de mer. De 1842 à 1864, Hippolyte se consacre à réaliser le décor de Saint-Germain-des-Près, qui sera terminé par son frère Paul alors qu’il s’éteint en Italie en 1964. Ce décor lui valut une célébrité européenne.

Hippolyte Flandrin, Jeune homme nu assis au bord de la mer étude, huile sur toile, 1836 , Paris, musée du Louvre, © RMN/Daniel Arnaudet

[Deuxième Partie [Resume] : La grande question de la collection via le média numérique. La collecte d’info sur internet et les sources. La bibliothèque numérique. Numérisation des collections.]

1 – Lire à ce sujet :
DEHON Clélia, « Le téléphone portable, nouvel outil de médiation culturelle dans les institutions muséales françaises », Memoire Master 1 – Conception et direction de projets culturels, sous la direction de Mme Cécile Camart, Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3, Juin 2011.

NIEDERCORN Frank, « Le smartphone au cœur du musée du futur », Les Echos, mis en ligne le 17/03/2015.

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